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// Étude de cas

Infirmier libéral : 27 233 € en 6 mois avec une activité complémentaire

Publié le 28 septembre 2026

// En bref

Stéphane est infirmier libéral depuis plus de 10 ans. En mars, il a lancé en parallèle une activité d'accompagnement pour ses pairs. En 6 mois, il a facturé 27 233 €, sans arrêter de soigner. Pas de recette magique : une présence régulière sur Facebook avec les mots des infirmiers, des conversations avant toute vente, et un appel qu'on a appris à mener ensemble. Pas 10 000 € par mois. Des fondations.

27 233 euros. C'est le montant facturé par Stéphane, infirmier libéral, avec l'activité qu'il a lancée en mars, en parallèle de son exercice. Donc en à peu près 6 mois.

Stéphane accompagne ses pairs : les infirmiers qui veulent débuter en libéral, et ceux qui sont déjà installés et qui ont besoin d'un coup de pouce. Il leur sert sur un plateau son expérience et son vécu. IDEL depuis plus de 10 ans, il est déjà passé par les situations qu'ils traversent, et il a trouvé comment s'en sortir. Alors il leur tend la main.

Pourquoi je te parle de Stéphane ? Parce que je l'accompagne depuis 6 mois.

27 233 €
facturés
6 mois
depuis le lancement
10 ans
d'exercice en libéral

// Transparence totale

Stéphane n'est pas parti d'une page blanche. En mars, il a repris Installation Infirmière Libérale, le business que j'avais monté (je le racontais dans ce carnet de bord). Le nom, le site, l'audience existaient.

Ce qu'il n'avait pas, c'est tout le reste. La communication, le marketing, la vente : ce n'était pas son monde. Son métier, c'est de soigner les gens. Sur ce terrain-là, on partait vraiment de zéro. Et un business repris, s'il n'est pas animé, il s'éteint.

// Pas de rêve

Non, tu ne feras pas 10 000 € par mois

Je le dis toujours : je ne vais pas te vendre du rêve. Les 10 000 euros par mois en quelques semaines, ce n'est pas vrai. C'est ce que te racontent ceux qui te vendent du rêve.

En revanche, en construisant au fur et à mesure, tu vois qu'en 6 mois on dépasse les 20 000 euros de chiffre d'affaires. Avec quelqu'un qui continue son métier à côté.

// Le vrai sujet

Il avait la matière. Il fallait la faire voir.

Le métier d'infirmier, Stéphane le connaît. Les problématiques de ses pairs, il les connaît aussi, il les a vécues. Il a cette matière pour travailler.

Mais derrière, il faut deux choses. D'une part, faire connaître cette matière. D'autre part, donner envie aux autres infirmiers de se faire accompagner. C'est tout le job que je fais avec lui depuis 6 mois. Et on ne le fait pas au jugé : on pose une stratégie avant.

01

Se faire voir

Des posts de valeur tous les jours, avec les mots des infirmiers.

02

Discuter

Les messages arrivent. On converse, on ne vend pas.

03

L'appel

Un nouveau métier que personne n'apprend aux soignants.

// Étape 01

Se faire connaître sur Facebook

Pour Stéphane, ça a été Facebook. Des posts de valeur, explicatifs, qui montrent qu'il connaît la situation et qu'il est une personne ressource.

On utilise au maximum les mots des infirmiers et des infirmières. Pour que quand le post sort, ça percute direct : "ah ouais, là c'est vraiment mon cas, il parle avec mes mots, il est infirmier, il me comprend, et je vois exactement où il veut en venir".

Pas "il est beau, il est gentil"

L'objectif, ce n'est pas juste de dire qu'il est là. C'est de montrer qu'il a des compétences pour aider. D'ailleurs, je n'accompagne que des gens qui ont une vraie valeur ajoutée, quelque chose à apporter par leur vécu et leur expérience. Stéphane, c'est le cas.

Toute la com sert à montrer une transformation :

// Point A

Quand la personne appelle Stéphane, elle est dans une situation inconfortable.

→
// Point B

À la fin de l'accompagnement, elle est dans une situation confortable. La vraie transformation est entre les deux.

La régularité, pas la perfection

Si Stéphane réussit, c'est parce qu'il est rigoureux, et surtout régulier. Il poste du contenu tous les jours sur Facebook. Résultat : on a toujours son image en tête.

Il fait aussi des stories où il partage son quotidien. Mais Stéphane n'est pas une machine, il a son métier à côté. Alors s'il saute une story un jour, je ne vais pas lui casser la tête. Ce qui compte, c'est la régularité des posts, et un fil conducteur.

Prendre position

Ses posts avancent comme lui avance. Maintenant qu'il a acquis la dynamique et les manières de faire, il met sa patte, son ton. Et oui, parfois il est clivant.

Pas pour heurter volontairement. Juste pour dire ce qu'il a à dire, et prendre position. Quand tu prends position, tu ne peux pas plaire à tout le monde. Mais tu attires les gens qui pensent comme toi. Stéphane commence à récupérer des clients alignés avec sa façon de penser. Et ça, c'est énorme.

Si tu veux la méthode complète pour te faire connaître sans budget, elle est ici : se faire connaître en partant de zéro.

// Étape 02

Les messages arrivent : on discute, on ne vend pas

La régularité fait qu'il est de plus en plus connu, et les gens commencent à lui écrire. Stéphane répond. L'objectif est toujours le même : créer de la conversation.

On n'est pas là pour vendre. On est là pour comprendre où est la problématique de la personne. Et si on comprend, et qu'on a quelque chose à lui apporter, alors on lui propose quelque chose. Mais au départ, on discute.

Et Stéphane le fait très bien. Il discute avec énormément de gens, ce qui lui permet de comprendre exactement les douleurs de sa cible. Parce que lui a ses croyances, mais ce que pense Stéphane n'est pas forcément ce que pense Nathalie, installée depuis deux ans. D'où l'intérêt de leur parler.

S'il est en capacité d'aider la personne, il l'emmène vers un appel. Pour aller plus loin sur cette étape : comment faire parler ta cible.

// Étape 03

L'appel, un nouveau métier

Une fois au téléphone, c'est encore un nouveau métier qui arrive. Et ça, en tant qu'infirmier libéral, tu ne peux pas le savoir. Si tu es ou as été professionnel de santé, personne ne t'y a formé. C'est normal.

Je ne vais pas dire que c'est un job de commercial, ce serait réducteur. C'est un job où tu discutes avec la personne pour comprendre le maximum de choses. Ses douleurs, où elle en est. On n'est pas des sadiques, on veut juste bien comprendre sa situation. Et en même temps, l'aider à voir elle-même les enjeux, si elle ne les a pas bien mesurés.

Ensuite, si la personne est ok, on lui propose un accompagnement. Et là, il y a bien quelques méthodes commerciales. Même si je n'aime pas le terme, il faut dire ce qui est.

D'abord tu fais comme tu le sens. Ensuite on corrige.

Quand tu es soignant, sur cette partie, tu manques de structure. Alors au départ, tu fais comme tu le sens, et tu as bien raison. Je laisse toujours faire. Puis on retravaille ensemble : avec Stéphane, on fait des études de cas sur ses messages et ses appels, et on continue encore, pour voir comment s'améliorer.

L'objectif n'est pas de te transformer en cador de la vente. C'est que tu aies les techniques pour proposer la bonne formule à la bonne personne.

Au fond de toi, tu sais que ce que tu peux apporter, c'est génial. Mais il faut que la personne en face en soit convaincue aussi. Ça, c'est ton travail.

// Le rythme

Un marathon, pas un sprint

Rien de tout ça ne s'est fait du jour au lendemain. Je lui ai appris au fur et à mesure de ces 6 mois. Si tu veux faire les choses proprement, prendre le temps d'apprendre et de consolider, tu commences par un plan, les fondations de la maison, et tu avances.

On structure quelque chose de pérenne. On ne fait pas la politique de la terre brûlée. Ça ne m'intéresse absolument pas.

Et si Stéphane en est là, c'est aussi grâce à lui : c'est un bosseur, il est régulier, rigoureux, et à l'écoute. Quand je lui donne un conseil, il l'applique et le teste tout de suite avec les gens qu'il a au téléphone ou en message. C'est ce qui fait monter la qualité de ses rendez-vous, et donc son chiffre.

// Et toi ?

Une activité à côté, puis peut-être une porte de sortie

L'objectif, c'est de créer une activité secondaire qui te plaît. Qui te permet d'exercer tes talents, de développer d'autres compétences, et on ne va pas se le cacher, de te créer une deuxième source de revenus.

Et si un jour ton métier de soignant ne te plaît plus, tu auras construit, au fur et à mesure, une alternative. Une porte de sortie.

Prochaine étape : on se cale une vidéo avec Stéphane, pour que tu aies son retour à lui, directement.

// Ton projet

Tu es soignant et tu as un truc à transmettre ?

Envoie-moi un message, et on discute de ton projet. Pas de pitch, pas de pression : on regarde où tu en es, et si je peux t'aider.

On en parle

// FAQ

Questions fréquentes

Combien peut-on gagner avec une activité à côté de son métier de soignant ?

Ça dépend de ta valeur ajoutée et du temps que tu y mets. Stéphane a facturé 27 233 € en 6 mois en continuant son activité d'infirmier libéral. Méfie-toi de tous ceux qui promettent 10 000 € par mois en quelques semaines.

Faut-il savoir vendre pour se lancer ?

Non. Stéphane ne connaissait rien à la com, au marketing ni à la vente. Ça s'apprend : au début tu fais comme tu le sens, puis tu corriges en analysant tes messages et tes appels.

Comment trouver ses premiers clients quand on est infirmier ?

En étant visible là où sont tes pairs (Facebook pour Stéphane), avec des posts de valeur réguliers écrits avec leurs mots. Les messages arrivent, tu discutes sans vendre, et tu proposes un appel quand tu peux vraiment aider.

Combien de temps avant d'avoir des résultats ?

Compte plusieurs mois de construction. Ce n'est pas un sprint : il faut poser les fondations, apprendre chaque étape, et laisser la régularité faire son travail.

Faut-il être clivant sur les réseaux sociaux ?

Il faut prendre position, sans chercher à heurter. Tu ne plairas pas à tout le monde, mais tu attireras les gens qui pensent comme toi. Ce sont souvent les meilleurs clients.

Matthieu Theveniaud
L'auteur
Matthieu Theveniaud

Je bâtis des business dans la santé depuis 2016. Logiciels pour paramédicaux, cabinet de compta, assurances pour soignants, accompagnement à l'installation. 4 business montés, 2 revendus.

Aujourd'hui je montre aux soignants comment faire pareil : créer une activité à partir de ce qu'ils savent du terrain, pour que continuer à soigner devienne un choix.